PDA

Voir la version complète : Article sur le jeu vidéo et l'interopérabilité


Bobby Sixkilla
06/12/2006, 13h50
Suite à un colloque organisé par l'Université Paris 11 sur l'interopérabilité, Monsieur Frédéric Duflot, doctorant au CERDI, nous propose de recueillir l'avis des PAiens sur ce sujet. Cet article sera joint à la publication du compte rendu de ce colloque.

Il s'agit d'évoquer les liens entre développement de jeux vidéo et l'interopérabilité. Les portages et les émulateurs l'intéressent particulièrement.

Les membres de PA intéressés par la rédaction d'un tel article peuvent se manifester sur le forum.

La "deadline" étant fixé le 8 janvier, cela nous laisse du temps pour écrire un bel article.

Bobby Sixkilla
06/12/2006, 13h56
Foxy, Alekmaul, Arcadia, Dr.Vince et toute la clique, votre avis m'intéresse. ;) On peut faire un joli article là-dessus. ^^

La publication sera super classe. Le colloque était vraiment intéressant. Les intervenants y étaient très bons (le président de l'AFUL, le représentant de l'UFC Que choisir, la présidente du Conseil de la concurrence...).

Il faudrait voir comment on s'y prend... On peut soir écrire un petit truc chacun de son côté sur ce qu'on connait le mieux et réunir ça après coup. Sinon, on peut aussi se faire des questions/réponses.

Petite précision : ce qui l'intéresse, c'est l'avis des développeurs et les problèmes auxquels ils sont confrontés. L'avis des utilisateurs ne l'intéresse pas car ce sujet a fait l'objet de l'intervention du représentant de l'UFC Que choisir.

deufeufeu
06/12/2006, 14h07
ouah c'est la fete, moi aussi je veux qu'on m'ecrive mes articles...

Lestat
06/12/2006, 14h21
Il faudrait voir comment on s'y prend... On peut soir écrire un petit truc chacun de son côté sur ce qu'on connait le mieux et réunir ça après coup. Sinon, on peut aussi se faire des questions/réponses.

Petite précision : ce qui l'intéresse, c'est l'avis des développeurs et les problèmes auxquels ils sont confrontés. L'avis des utilisateurs ne l'intéresse pas car ce sujet a fait l'objet de l'intervention du représentant de l'UFC Que choisir.

Hum, quels genre de problèmes ? d'ordre technique ? ethique ? (bah oui, quoi qu'on en dise il y en a...) d'ordre légaux ? (ou playmobil...)

l'interopérabilité, hum, quand on fait un émulateur, il vaut mieux nan... :lol:

Sinon il me semble qu'il y ait déjà un bon article sur grospixels.com (relatif à l'émulation et à ses débuts...)

Si ça peut aider ton gaillard ^^

Bobby Sixkilla
06/12/2006, 14h23
ouah c'est la fete, moi aussi je veux qu'on m'ecrive mes articles...
Hein? On ne lui écrit pas son article... Il nous demande de contribuer à une publication en écrivant notre propre article. ;) C'est plutôt cool de sa part de nous le demander. Il est bien assez grand et assez doué pour écrire lui même ses artciles. ;) (cf son très bon mémoire de DESS dispo sur juriscom.net ou l'un de ses articles sur le phising publié dans la RLDI ^^)

J'avais oublié de vous dire : le fameux Frédéric Duflot est un très bon ami et il est en train de faire une thèse sur l'intéropérabilité. Elle va déchirer. ^^

Hum, quels genre de problèmes ? d'ordre technique ? ethique ? (bah oui, quoi qu'on en dise il y en a...) d'ordre légaux ? (ou playmobil...)

l'interopérabilité, hum, quand on fait un émulateur, il vaut mieux nan... :lol:
Sur tout ça. ^^

Lestat
06/12/2006, 14h58
Tiens, juste au passage :

http://www.grospixels.com/site/emustory.php

On sait jamais ça peut aider ;)

P.s : En news ? je sais pas si ça va intéresser beaucoups de gens...surtout que les grameux préfèrent passer leur temps à programmer qu'a se prendre la tête.. au pire essaye de contacter quelques membre de l'équipe de M.A.M.E, je pense que ces gens là seraient plus à même de correspondre à ce que cherche ton ami :]

P.s²: Marant je suis actuellement vacataire au T.G.I de ..hum, je sais pas si j'ai envie de donner le nom du patelin, j'ai peur de voir débarquer PA en force :D

*fuit*

Dr.Vince
06/12/2006, 15h03
initiative fort intéressante mais sur laquelle je ne saurais rien dire étant donné que j'ai jamais codé d'emulateur

Bobby Sixkilla
06/12/2006, 15h13
Tu n'as jamais fait d'ému, mais tu as déjà fait plusieurs portage. ;)

Lestat
06/12/2006, 15h16
Bah c'est pas que ça l'interopréabilité, si tu as déjà dévellopé un utilitaire pour transposer des routines d'un systeme vers un autre, tu as déjà fait de l'intertruc là :D

Et puis tu as déjà réalisé un portage il me semble "acromage" (ou un nom du genre, je sais plus ;')) je pense que bobby serait intéressé par le parcour du dévellopement de ce projet (il avait pas contacté les auteurs du soft original?)

Xf, toi et Androids là, pareil :D

Genre, Mike avec GTracers là, pareil, après le dev officiel, tu n'as plus mis la rom du dev amateur à jour (question d'éthique...et surtout de gros sous ^^), c'était du à quoi ? clause du contrat avec la boite qui a édité le jeu ? t'as plus le droit de coder sur GBA, c'est ça :/ (enfin là on s'éloigne du sujet, mais la réponse m'interesse quand même :p)

Arcadia
06/12/2006, 15h24
Foxy, Alekmaul, Arcadia, Dr.Vince et toute la clique, votre avis m'intéresse. ;) On peut faire un joli article là-dessus. ^^

Bah si mon avis peut interesser :-' , je vais reflechir à tout ça ce soir. Là je suis au boulot, en formation en plus v_v ...



Merci de penser à moi Bobby :-' :wub:

Bobby Sixkilla
06/12/2006, 15h33
Bah c'est pas que ça l'interopréabilité, si tu as déjà dévellopé un utilitaire pour transposer des routines d'un systeme vers un autre, tu as déjà fait de l'intertruc là :D

Et puis tu as déjà réalisé un portage il me semble "acromage" (ou un nom du genre, je sais plus ;')) je pense que bobby serait intéressé par le parcour du dévellopement de ce projet (il avait pas contacté les auteurs du soft original?)
C'est Arcomage!!! :chaise: J'avais bien contacté Ubisoft qui a racheté les droits de 3DO... La juriste que j'avais eu m'avait dit que si on ne comptait pas le vendre, ils s'en foutaient et qu'ils ne nous embêteraient pas. ^^

DJP
06/12/2006, 15h47
Un portage c'est difficile lorsque l'on cherche la "perfection".
En revanche le developpement d'une application portable (interopérable) est (a mes yeux) très simple, a partir du moment ou c'est PREVU dès le départ.
Entre les deux il y a la conversion...comme par exemple Windows > Linux qui demande un réécriture importante pour passer de DirectX à SDL .

Il est cependant facile d'écrire un programme propre dont l'aspect graphique (la partie qu'il faut le plus adapter/réécrire en général) et le reste du code sont bien distincts.
Je prendrais par exemple mes "Fourmis", petit projet de la fac, que j'ai adapté sur plusieurs plateformes et librairies (PSP, SDL, GTK, GC) en ne change qu'un tout petit bout du code (le graphique...)

deufeufeu
06/12/2006, 16h01
Bobby : je ne mettais pas en doute ses capacités, juste que ton enthousiasme dans ton premier post m'a amusé ;) D'ailleurs j'en profite, si ca interesse aussi des gens, je m'interesse, entre autre, à un probleme qui doit vous toucher : de plus en plus de consoles utilise des multi processeurs asymmetriques, et dans ces cas là il est assez difficile d'utiliser pleinement les capacités. On se demande donc quelles seraient les bonnes manieres de develloper des programmes. Si vous avez des idées interessantes, n'hesitez pas à m'en faire part. En dehors de la gloire de faire une conf ou un article, ca interesse pas mal de beau monde cette histoire. Parmi eux, j'en ai discuté recemment avec le principal devellopeur, TIm Sweeney, de tous les moteurs d'unreal, du premier au dernier tournament, de même j'ai un pote qui a participé à la réalisation de top spin 2 sur xbox 360, et qui m'a fait part de l'interet de cette question.
Voila par exemple un bout de mail que Tim m'a envoyé
"I've been exploring various
type theories quite deeply lately in search of programming language
techniques that will be suitable for large-scale concurrent programming
(Xbox 360 has 3 cores and 6 hardware threads; PlayStation 3 has 8.)

Current mainstream programming languages tend to encourage shared state
concurrency, with locks and mutexes and very carefully-written
multithreaded code that tries to avoid deadlocks. Research programming
languages like pH start with a pure functional language in which
implicit concurrency is guaranteed to be possible. But rephrasing game
algorithms - especially the object-oriented gameplay logic that most
developers use - in a purely functional way is improbably difficult. So
I've been on a quest for ideas from the research community that are
immediately applicable to this problem. The Haskell work on monads (IO
and ST) is very applicable for partitioning effectful computations from
effect-free ones; the recent paper "Composable Memory Transactions"
provides another very useful bag of tricks."

Comme vous vous interessé forcement à cela avec le devellopement sur DS. Je pense que vous etes aussi concernés.

thoduv
06/12/2006, 16h06
Un portage c'est difficile lorsque l'on cherche la "perfection".
En revanche le developpement d'une application portable (interopérable) est (a mes yeux) très simple, a partir du moment ou c'est PREVU dès le départ.
Entre les deux il y a la conversion...comme par exemple Windows > Linux qui demande un réécriture importante pour passer de DirectX à SDL .

Il est cependant facile d'écrire un programme propre dont l'aspect graphique (la partie qu'il faut le plus adapter/réécrire en général) et le reste du code sont bien distincts.
Je prendrais par exemple mes "Fourmis", petit projet de la fac, que j'ai adapté sur plusieurs plateformes et librairies (PSP, SDL, GTK, GC) en ne change qu'un tout petit bout du code (le graphique...)
Pareil. Tant que c'est (bien) prévu au départ, ça ne pose (en général) aucun problèmes. ;)

Miles teg
06/12/2006, 16h28
Je n'ai qu'un mot à dire : IDDAD

kudo
06/12/2006, 18h34
[HS ON]
Je n'ai qu'un mot à dire : IDDAD
On pourrait aussi citer IDSPISPOPD mais le IDKFQ est une excellente définition.
[HS OFF]

ZiapaT
06/12/2006, 19h33
On a le droit d'ouvrir sa bouche même si on a jamais fait de portage / émulateur?

Ignorant pour ma part le sens du mot "Opérabilité", il serait déjà souhaitable que quelqu'un l'explique, non?

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Interop%C3%A9rabilit%C3%A9)

ça m'évoque le Java et les jeux pour téléphones portables...
Y a bcp à dire là-dessus.

Ps: nes. ou es-tu? :cry:

Bobby Sixkilla
06/12/2006, 19h39
On a le droit d'ouvrir sa bouche même si on a jamais fait de portage / émulateur?
Oui. ^^ Même si ce qu'il attend de nous, c'est de parler de ça...

Ignorant pour ma part le sens du mot "Opérabilité", il serait déjà souhaitable que quelqu'un l'explique, non?
La loi ne donne aucune définition de cette notion même si elle l'utilise a plusieurs reprises... :S Personne ne sait vraiment ce que ça veut dire. C'est pour ça que c'est intéressant de se pencher sur la question. ^^

PS : C'est vrai ça! Il est où Nes?

Bobby Sixkilla
06/12/2006, 21h56
Voici l'intervention de Frédéric Duflot lors du fameux colloque. Attention : il s'agit d'un document non finalisé. Ca nous permettra (peut-être :whst: ) d'y voir plus clair. ^^


L'interopérabilité dans tout ses états.

Journée d'étude « Interopérabilité » - ACI /SI – Vendredi 10 novembre


Les conceptions techniques naissent dans les cervaux des experts avant de s'expatrier dans les discussions des techniciens et, idéalement, de trouver leur utilité auprès du grand public.

L'interopérabilité ne déroge pas à ce principe et est à ce point de sa maturation que les professionnels connaissent la notion, l'utilise et immédiatement l'instrumentalise.

Concept en mal de définition exacte, elle a longtemps été reléguée aux clauses de garantie des contrats informatiques et à leurs annexes techniques.

Cependant, elle fait aujourd'hui l'objet de contrats spécifiques applicables aussi bien à des éléments très matériels comme des objets physiques ou à des composantes plus immatérielles telles que des services, des oeuvres ou données.

Pour l'exemple, des acteurs aussi reconnus que Novell, Yahoo, SNCF, Free, Blackberry ou Microsoft ou d'autres, sur des marchés plus restreints comme Questionmark ou Blackboard (e-learning et e-formation )ont signés de tels accord.

Toutefois, à l'heure actuelle, et bien que le concept soit de plus en plus reconnu, il ne dispose d'aucune définition officielle tant sur le plan juridique que technique.

I ) L'absence de définition unifiée

L'interopérabilité se trouve en effet dans des secteurs économiques très diverses.

Si chacun a en tête les débats à l'Assemblée Nationale au au Sénat de la loi du 1er août 2006 transposant la directive Droits d'Auteur, Droits Voisins dans la Société de l'Information, rares sont ceux qui auront entendu parlé du décret du 19 oct 2006 (transposant les directives n° 2004/49/CE et n° 2004/50/CE du 29 avril 2004) concernant la sécurité des chemins de fer communautaires et l'interopérabilité du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse.

Dans chaque secteur, la pratique technique a forgée sinon une définition de l'interopérabilité, au moins une signification. Cette signification est d'autant plus incompréhensible pour une personne extérieure au secteur concernée qu'elle fait généralement appel à des notions techniques elles-même issues de ce secteur.

C'est ainsi que le dessinateur industrielle va inscrire l'interopérabilité dans le cadre physique spécifique à sa profession alors que le développeur de logiciel l'inscrira dans un contexte immatériel plus proche de son activité.

Cette très grande diversité fonctionnelle, issu de pratiques et d'usages professionnels fait qu'aujourd'hui nul ne s'accorde sur une définition ou un sens unique de l'interopérabilité.

En physique moléculaire, on dit d'un isotope qu'il s'agit corps simple ayant le même nombre de protons qu'un autre, des propriétés chimiques presque identiques, mais une masse atomique différente.

L'interopérabilité a presque une définition « isotopique » en ce sens que tout le monde s'accorde sur la fonction et le sens fondamental de ce mot tout en en donnant une définition différente.


II ) Elément de définition légale

Pas plus que les usages, la loi ou le règlement ne nous donne une définition de l'interopérabilité.

Toutefois, de manière plus ou moins indirecte, les textes y font référence. Ainsi on apprend que :

« On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en oeuvre » (art 4 Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique);

La loi définit donc un standard en faisant référence à des « formats de données interopérables » sans toutefois qualifier ceux-ci.

Il est aussi précisé que :

« La reproduction du code du logiciel ou la traduction de la forme de ce code n'est pas soumise à l'autorisation de l'auteur lorsque la reproduction ou la traduction [...] est indispensable pour obtenir les informations nécessaires à l'interopérabilité d'un logiciel créé de façon indépendante avec d'autres logiciels » et seulement à certaines conditions (Article L122-6-1 du CPI)

La technique est ici quelque peu différente à la précédente. Une exception au droit d'auteur est créée sans que la finalité de cette exception soit explicitée. Le mot « interopérabilité » est bien présent mais sans que l'on sache ce qu'il peut voiloir signifier.

Le Code de la propriété intellectuelle dispose que :

« Toutefois, un dessin ou modèle qui a pour objet de permettre des assemblages ou connexions multiples à des produits qui sont interchangeables au sein d'un ensemble conçu de façon modulaire peut être protégé. » (Article L511-8 du CPI)

Sous le vocable de modèles d'interconnexion ou de produits modulaires, sont directement visés les composants physiques interopérables d'une ensemble plus important.

Dernier exemple, l'ordonnance du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives précise qu'un référentiel général d’interopérabilité « détermine notamment les répertoires de données, les normes et les standards que les autorités administratives doivent utiliser afin de garantir l’interopérabilité des informations échangées et de leurs systèmes d’information. ».

Ces quelques éléments sont significatifs de l'état semi-gazeux dans lequel se trouve l'interopérabilité : tout le monde sait qu'elle existe sans pouvoir lui donner la tangibilité d'une définition.

Néanmoins l'ensemble de ces dispositions n'est pas totalement sans objet en ce qui nous concerne.

En effet, il apparaît un certain nombre de points communs :

– ces dispositions ont pour but de favoriser quelque chose qui a priori ne va pas de soi mais qui servirait au bien commun;
– elles visent à permettre une meilleure circulation de l'information quelle que soit la forme de cette information;
– L'interopérabilité est étroitement liée à d'autres notions comme celles de standards, d'échange ou encore d'interface.

En filigrane, on peut par ailleurs distinguer les questions de concurrence, de normalisation ou de contrainte technique.


III) Signification du mot « interopérabilité »

Etymologiquement, « interopérer » signifie « travailler ensemble », c'est à dire qu'il y a un fonctionnement concomittant des deux éléments qui interopérent auquel s'ajoute une communication technique entre ces deux éléments.

L'interopérabilité serait donc la capacité de plusieurs éléments à effectuer une forme quelconque de communication entre eux.

(Dans notre définition, le terme de communication est entendu de manière très large. Par exemple, entre deux briques de lego, existe à notre sens, une communication de « forme ». La communication peut donc n'être que physique comme un ajustement entre rails de chemins de fer).


IV ) Les notions voisines de l'interopérabilité

Afin d'affiner cette base sémantique, il semble nécessaire de différencier l'interopérabilité d'autres notions au sens très proche.

1) Uniformité :

L'interopérabilité suppose deux conditions cumulatives qui la distingue de l'uniformité :

– la première est que l'interopérabilité ne peut se concevoir au sein d'un système de référence unique. Il existe nécessairement un système « hôte » et un système « invité » quelque soit son degré de complexité. Si l'on peut ainsi considérer que deux ordinateurs peuvent interopérer entre eux, un ordinateur unique ne sera pas susceptibles de le faire. Au sein de cet ordinateur toutefois, ses propres composants seront interopérables entre eux. L'interopérabilité ne peut se concevoir qu'après fixation d'un système de référence.
– la seconde est que l'interopérabilité ne se conçoit que dans le cadre de deux entités dotées de caractéristiques différentes. Deux produits identiques ne sont donc pas interopérables, ils ne peuvent communiquer que parce que leur ensemble/référentiel est uniforme. Le monopole d'un seul outil ne permet pas de dire que ces outils sont interopérables entre eux.

2) Compatibilité

La distinction est ici plus délicate. A vrai dire cela revient un peu à dire d'un objet interopérable qu'il marche et qu'un objet compatible qu'il fonctionne.

Plus scientifiquement, une chose n'est interopérable ou compatible que si l'on considère le second élément de l'ensemble de référence. La différence entre l'interopérabilité et la compatibilité réside en effet dans ses relations avec cette composante tierce.

Dans les deux cas, le postulat est que cette composante tierce ne peut pas être modifiée. Toutefois, quand il s'agit de compatibilité, les seules actions sont celles de celui qui produit l'objet compatible et qui essaie de le faire fonctionner aavec cette base.
Dans le cas de l'interopérabilité, cet objet a déjà été considéré comme étant interopérable dès la conception même du produit, comme pouvant recevoir d'autres éléments dans le futur.
Dans le cas de la compatibilité seul le concepteur du produit « invité » à eu une démarche active alors que dans le cadre de l'interopérabilité les deux concepteurs (produit « hote » et « invité » ont procédé à cette démarche.
Dès lors, on comprend l'intérêt des dispositions imposant l'interopérabilité dans un contexte où l'interopérabilité doit être pensée dès la conception du produit alors même que l'on comprend aisément que le bénéfice direct engendré par ceci n'est pas forcément évident.

En ce sens, l'interopérabilité d'un objet avec un autre serait pour ainsi dire une compatatibilité recherchée.

A titre d'exemple, un tube en métal ne serait interopérable avec un boulon que si un trou a été préalablement réalisé par le fondeur du tube. Il sera par contre compatible si par sa nature même, sans autre intervention humaine que la fonte, le boulon peut y être accroché.
Nul doute cependant quant à la solidité d'un tel assemblage.

3 ) Interchangeabilité/substituabilité

La notion d'interchangeabilité ou de substituabilité ne se confond pas non plus avec celle de l'interopérabilité.

En effet, pour que deux produits soient interchangeables, il est nécessaire qu'ils se situent sur la même ligne fonctionnelle (schéma). Exemple : deux logiciels dotés de fonctions principales similaires ou deux pièces automobiles respectant les mêmes contraintes de productions.

Concentration verticale ou horizontale ..

Par ailleurs, l'interchangeabilité ne suppose pas nécessairement un échange d'information avec un produit tiers. Exemple : un logiciel d'infrastructure et un logiciel applicatif ne sont ainsi pas interchangeables. Même si ils communiquent entre eux.

Avant de réaliser la synthèse de cette démonstration, il apparaît utile de préciser que l'interopérabilité ne concerne que les relations entre personne dans un cadre professionnel, les consommateurs n'ayant eux intérêt non pas à l'interopérabilité mais à l'interchangeabilité.

Pour réaliser une synthèse de cette démonstration, il apparait que l'interopérabilité correspond à l'aptitude, pour deux systèmes hétérogènes, à pouvoir communiquer/échanger une information mécanique, électronique ou logique dans un environnement prédéterminé.

Deux réflexions additionnelles :
– lors de l'échange d'information ou la communication, il apparaît que les multiples composantes interopérables tendent vers un élément commun : une interface unique née d'une concertation préalable.
– Enfin, il ne faut pas perdre à l'esprit que si l'interopérabilité apparaît comme souhaitable, elle s'oppose parfois à la notion de sécurité, elle même fondamentale. Lors d'un de ses interventions, Eric Filiol, Professeur-chercheur à l'Ecole Supérieure et d'Application des Transmissions (ESAT) disait qu'il ne pourrait y avoir de véritable sécurité qu'en retournant aux sources de l'informatique et faisant disparaître l'ergonomie des systèmes d'information or l'ergonomie n'est-elle pas ce qui permet de faire interopérer l'humain et la machine ?

Conclusion :
une définition ne peut intervenir que si l'on sait exactement vers quel but on veut faire tendre l'interopérabilité : une communication ou une substitution (article simmons).
Il résulte de ceci que deux choses issues d'un même constructeur sont généralement interopérables.

On pourrait aussi évoquer le hardware au fait. ^^

Nhut
06/12/2006, 22h49
C'est vrai ça! Il est où Nes?
Tombé dans une autre dimension, aucune nouvelle depuis mi-août dernier.